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septembre 06, 2012

Le partage ne prend jamais fin...

Atelier de Clôture et de Capitalisation du PFA - Abuja 5-6 septembre 2012

L’atelier de clôture et de capitalisation du Programme Régional de Facilité Alimentaire (PFA) s’est tenu à Abuja,  au prestigieux Parlement de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) les 5 et 6 septembre 2012.
L’atelier s’est ouvert le mercredi 5 septembre avec M Ernest Aubee comme maître de cérémonie. Ensuite, Dr Marc Lapodini Marc Atouga le commissaire en charge de l’Agriculture, de l’environnement et des ressources en eau de la Commission de la CEDEAO a déclaré l’ouverture des travaux de l’atelier. Monsieur Alan Munday, Premier Secrétaire, Délégation de   l’Union Européenne à la République Fédérale du Nigéria,  Monsieur Djibo Bagna, Président du Réseau des Organisations Producteurs et Paysans de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA) et Madame Adriane Del Torto, Responsable du PFA du FIDA ont prononcé à leur tour un discours pour accueillir les participants.

Djibo Bagna (ROPPA), Alan Munday (UE), Marc Lapodimi Atouga (CEDEAO), Adriane Del Torto (FIDA)

L’atelier,  facilité par M Issa Dramé, avait l’objectif de partager les résultats du programme de facilité alimentaire mis en œuvre par le FIDA en Afrique de l’Ouest avec les ministères impliqués ainsi que les autorités de l’Union Européenne. L’atelier avait aussi pour objectif de produire des recommandations qui permettront une meilleure conception des nouveaux programmes de développement qui reproduiront ces résultats dans des contextes différents.
 L’atelier a présenté globalement le rapport d’achèvement du programme en expliquant la pertinence du programme, la méthodologie utilisée et en donnant des exemples des résultats du programme en termes de production semencière et de l’avancement de la mise en place du système ECOAGRIS.


Djibo Bagna (ROPPA), Alan Munday (UE), Marc Lapodimi Atouga (CEDEAO), Adriane Del Torto (FIDA)
 

Ensuite les techniciens ont présenté les expériences telles que vécues dans les pays ayant participé au programme lors d’un ‘Chat Show’ présidé par Professeur Ngaladjo Bamba, ancien Commissaire au Département de la Politique Macroéconomique de la CEDEAO.  Lors du Chat Show, un certain nombre de thématiques ont été abordées tels l’accès aux intrants agricoles, la commercialisation des semences, l’accès au crédit, la certification des semences. Des experts du Bénin, du Ghana ,du Mali et du Sénégal ont partagé leurs expériences dans le pays. Dans le panel il y avait aussi un agronome spécialiste en semences qui a expliqués les problèmes liés à la certification dans les pays impliqués dans le PFA.

Prof. Ngaladjo Bamba, Fatogoma Diarra (FIDA), Ousmane Ndiaye (ASPRODEB - Sénégal),
Angela Osei Sarfoh (Ghana),  Pierre Sewanu Oza (Bénin), Abdelkader Djenepo (Mali)
Le deuxième jour de l’atelier s’est concentré sur des études de cas des succès des interventions lors du PFA.  Le Ghana a présenté son expérience dans la multiplication de semenceaux d’igname selon la technologie minisett. Ensuite le Sénégal a partagé son savoir en accompagnement des coopératives. La CEDEAO a capitalisé sur les succès de sa campagne d’information et finalement le Bénin a expliqué la nécessité d’un cadre de concertation pour le succès des interventions dans les pays.
La journée s’est terminée avec des travaux de groupe portant sur les thématiques discutées lors du chat show et de ECOAGRIS. Les groupes pays on fait un état des lieux des activités mises en place pour la pérennisation des mécanismes instaurés lors de l’exécution du PFA ainsi que des recommandations sur les erreurs à éviter pour la conception de nouveaux programmes en semences et en informatique.

Photo de Famille


Lors des deux jours d’atelier, le niveau d’énergie et d’attention était très élevé et les débats intéressants. En effet, les évaluations journalières ont reporté une appréciation générale de l’atelier. Dans ce sens les objectifs de l’atelier ont été atteints et un grand merci aux participants qui ont soutenu de manière assidue le rythme des debats.

Un grand remerciement à tous les collaborateurs du programme et aux équipes techniques pour avoir contribué au succès de l’atelier.

mars 07, 2012

Programme de Facilité Alimentaire de l'UE - Deuxième Atelier de Capitalisation et Clôture des composantes production

Après des longs mois de travail intense, j'ai le plaisir de vous annoncer que le deuxième atelier de capitalisation sur les acquis de la Facilité Alimentaire de l'UE en Afrique de l'Ouest aura lieu à Abidjan du 21 au 23 mars 2012.

L'objectif de cet atelier est de faire une revue par les pairs des produits de capitalisation réalisés par les composantes production dans le cadre du PFA. Ainsi, nous réunirons pour la seconde fois les équipes du Bénin, du Mali, du Sénégal, du Ghana, de la Côte d'Ivoire et de l'ICRISAT pour discuter leur travail. Les travaux seront facilités par la FRAO et le FIDA.

Suite à cet atelier, nous tiendrons également un atelier pour valider le rapport final à soumettre à l'UE sur l'ensemble des activités réalisées lors du PFA.

Les deux ateliers organisés par la division Afrique de l'Ouest et du Centre en collaboration avec le Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire, les équipes FIDA en Côte d'Ivoire et avec l'appui de la FRAO et de FIDAfrique se tiendront à l'hotel Ivotel d'Abidjan.

Pour de plus amples informations, n'hésitez pas à me contacter directement:  a.deltorto@ifad.org



février 03, 2012

Sénégal: Facilité Alimentaire de l'UE - La fin s'approche rapidement

Dakar, Sénégal - Atelier de Clôture du Programme de la Composante Sénégal du Programme de Facilité Alimentaire de l'Union Européenne, ASPRODEB - 1 et 2 février 2012

Les activités de production du Programme de Facilité Alimentaire de l'Union Européénne ont pris fin le 31/12/2011. Suite à l'achèvement du programme, l'ASPRODEB, principal agent de mise en oeuvre du programme, en collaboration avec l'ISRA et l'Unité de Coordination a préparé un rapport de fin d'activités à discuter avec les partenaires du programme.

Ces discussions ont eu lieu au siège de l'ASPRODEB les 1 et 2 février 2012. La session, présidée par Dr Ndiobo Diene, Conseiller Technique au Ministère de l'Agriculture. Aussi présents à la réunion étaitent des représentatnts des coopératives, des OP, de la DECOP, de l'ISRA, de l'ASPRODEB, de l'UCTF et du FIDA.

Les discussions ont été centrés sur les succès et les lacunes du programmes ainsi que sur les modalités de mise en oeuvre d'un programme d'urgence d'une grande envergure dans des délais assez courts.

Les partenaires se sont félicités pour le programme de travail implementé et pour les résultats en un premier temsps qui ont permis la création de 29 coopératives de producteurs de semences. Le programme a aussi permis un renforcement des capacités de l'ISRA, unique producteurs autorisé de semences de pré-base autorisé au Sénégal. En effet, le PFA a largement dépassé la plupart des objectifs fixés pour le programme, et a atteint un taux de décaissement qui est près de 100% suite aux recommendations du FIDA qui ont suivi la participation à cet atelier.

Le plus grand exploit du programme est sans doute le changement de comportement chez les producteurs, qui commencent a bien comprendre la valeur ajoutée de se regrouper ainsi que le besoin de planifier certaines activités pour augmenter leur productivité et de conséquence leur revenus. En effet, une mission complémentaire sera envoyée sur le terrain pour capturer la dimention qualitative du PFA, difficilement mesurable avec les rendements de semences. Un nouveau rapport sera produit et discuté avant l'atelier final qui se tiendra à Abidjan vers la fin du mois de mars 2012.

Les produits de capitalisation ont aussi été discuté lors de cette réunion. Le comité a visionné deux documentaires (un produit par le FIDA et l'autre par le PFA Sénégal) ainsi que revu le livret de capitalisation de l'expérience des coopératives de semences d'arachide .



Le travail excellent pour la production de ces trois outils de communication a été souligné. Le groupe a partagé toutefois des opinions sur la necessité de revoir les produits en fonction de l'audience à laquelle elle est destinée. Les documentaires ainsi que le livret sur les coopératives seront repris en fonction des commentaires et seront présentés de nouveau à Abidjan lors du 2e Atelier de Capitalisation pour le PFA.

janvier 29, 2012

On ne cesse d'apprendre - Visite au PROMISO 2 - Burkina Faso

Programme de Facilité Alimentaire de l'UE -  visite de terrain dans un champ école du FIDA/PROMISO 2 à Yako au Burkina Faso.

La mission qui a organisé l'atelier de suivi évaluation à Ouagadougou du 25 au 27 janvier 2012 a profité de son passage au Burkina Faso pour rendre visite à la composante ICRISAT dans le pays.



Le samedi 28 janvier, Dr Roger Zangre, Coordonateur du PROMISO 2 au Burkina Faso, Sélectionneur Principal de Mil et Directeur National de la valorisation des recherches à l'INERA (l'institut de l'environnement et de recherches agricoles) a accompagné l'équipe FIDA et UE à  pour visiter le site du Programme de Développement Rural Durable (PDRD).

Je saisis l'occasion pour rappeler que le PDRD est un programme FIDA qui a recu un financement complémentaire pour ouvir un champ école à travers le PROMISO 2, programme de l'ICRISAT sur la production de mil et sorgho financé par le  Programme de Facilité Alimentaire de l'UE.


Après avoir visité les bureaux de l'INERA à Kamboasi, nous avons poursuivi notre visite versYako pour faire une visite au regroupement de paysans qui a recu la formation sur le champ école en question la saison passée.
Une fois arrivés dans le village de Zongbeega un regroupement de 20 paysans dont 6 femmes nous attendait pour nous expliquer leur expérience avec le programme sur la gestion de la fertilitité des sols et des eaux.
 

Le programme leur a permis d'apprendre les techniques de demi lune, de zai et de diguette pour une meilleure gestion des eaux avec l'objectif d'accroitre leur production du Mil. De plus, ils ont acquis des connaissances sur les nouvelles varités de mil mises au point par les recherches de l'ICRISAT ainsi que des pratiques sur la fabrication du compost avec les déchets ménagers et agricoles.

Les paysans ayant participé au champ école ont exprimé leur épatement en voyant les rendements selon les différentes technologies utilisées. Sur le champ-école, ils ont cultivé plusieurs variétés de mil en utilisant 4 "technologies" différentes, dont le zai, la demi lune, la diguette et la culture traditionnelle.

Ils nous ont expliqué, à leur grande surprises, que la culture traditionnelle du mil, avec le déficit en précipitations en 2011 n'a donné aucun rendement et que la technologie la plus efficace est celle de la demi-lune. Ils nous ont aussi expliqué que la demi-lune est la technologie la plus difficile des trois nouvelles apprises puisqu'elle nécessite une maîtrise de la pente du terrain cultivé, des outils, tels un compas et une main d'oeuvre pour creuser la surface.  Il est à noter que les femmes et les hommes qui ont reçu la formation ont occupé  les mêmes rôles dans l'apprentissage donc, même les femmes ont creusé les demi-lunes!

Exemple de "demi-lune" en saison sèche

Malgré les efforts physiques exténuants, tous les membres sont prêts à reproduire les technologies apprises dans leurs propres champs et sont prêts à enseigner la technique à leurs amis et parents afin qu'ils puissent bénéficier aussi des technologies et avoir des meilleurs rendements.

Ils souhaitent toutefois continuer à recevoir une aide technique surtout pour l'accompagnement dans la reproduction des demi-lunes pour s'assurer que le travail soit bien fait et puisse durer quelques années sans devoir creuser de nouveau les surfaces pour la prochaine campagne.



Une autre contrainte relevée par les agriculteurs est celle de la disponibilité d'engrais et fertilisants. Dans le champs-école, les conditions sont optimales parce que les parcelles sont suivies régulièrement par des techniciens et les engrais nécessaires sont disponibles. Pour cette raison, ils ont tous étés formés pour la production de compost et sont encouragés à utiliser du fumier pour combler les carences et les prix trop élevés des engrais et fertilisants chimiques.

La mission remercie Dr Zangre et son équipe pour la belle visite qui nous a permis de connaitre les activités du PFA l'ICRISAT  et qui nous a prouvé encore une fois d'être un partenaire privilégié du FIDA en Afrique de l'Ouest.


janvier 27, 2012

Résultats de la Facilité Alimentaire en Afrique de l'Ouest - plan d'action pour mesurer l'impact du programme

Aujourd’hui s’est  conclu l’atelier participatif sur le suivi évaluation en vue de la préparation du rapport final du programme de Facilité Alimentaire de l’UE mise en œuvre par le FIDA en Afrique de l’Ouest. L'atelier participatif en Suivi Évaluation s'est déroulé à Ouagadougou, les 26 et 27 janvier 2012.
Les débats enrichissants ont continué avec la même intensité que le jour précédent , chose qui m’a fait immensément plaisir.
Nous avons initié la journée avec un feedback sur les questions de pour la collecte de données qualitatives des pays. Chacun a été demandé de revoir le questionnaire afin de le valider. Les changements apportés par les participants concernent notamment la personnalisation des rubriques pour le besoin du pays et du contexte. Par exemple, certains ont commencé à énumérer les partenaires et structures participantes. Nous avons encore une fois revu la formulation de certaines questions afin de les rendre les plus clairs possibles pour quelqu’un qui n’a pas participé à la réunion de Ouagadougou.
Ensuite, nous avons écouté ICRISAT qui nous a présenté ses questions qui sont de nature un peu différente par rapport aux questions pour les composantes pays. Cela était nécessaire en raison des arrangements institutionnel différents de ce volet du programme.
Dans le cas des Programme Pays et de l’ICRISAT, les questions abordées concerne les thèmes suivants :
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   -  La pertinence  du programme et les aspects semblables vis-à-vis les autres programmes de sécurité alimentaire
-       -    L’appréciation des formations/ appuis reçus par les paysans
-          La durabilité et la réplicabilité des services une fois le projet terminé
- Ensuite les participants ont élaboré ensemble un plan d’action avec un calendrier de mise en œuvre pour mener à terme la collecte de données, la rédaction du rapport est sa validation à Abidjan à la fin du mois de mars 2012.
La première étape étant d’identifier et de recruter un consultant local pour alléger le travail des unités de coordination dans la collecte des données qualitatives concernant le Programme de Facilité Alimentaire.

A la fin de l’atelier, les participants ont félicité les organisateurs de l’atelier pour la méthodologie et l’approche utilisée pour la préparation du rapport final à l’UE. Tous ont reconnu la lacune de données qualitatives dans les rapports produits ainsi que l’aspect participatif et consultatif. Certes il a été avoué que l’atelier aurait dû être organisé bien avant janvier 2012, toutefois avec la bonne planification qu’a permis l’atelier, l’équipe est confiante que les résultats produits seront positifs.